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Expédition Med

Embarquement sur le Ainez

Tournées les 11 et 12 juillet, en baie de Marseille, les 18 et 19 juillet aux alentours de Porquerolles, suite à l’invitation de l’équipage.

L’objectif était de réaliser un film court, illustrant leur méthodologie de prélèvement, leur protocole scientifique.

Nous soutenons bénévolement Expédition Med et remercions tout l’équipage du Ainez pour son accueil mémorable et son professionnalisme sans faille, ainsi que les autres bénévoles présents (acteurs réguliers, ponctuels, éco-volontaires) engagés dans ce Laboratoire Citoyen.

Expédition MED Ecovolontaires groupe


Macrodéchets et microplastiques : des tueurs invisibles

L’expédition MED rencontre encore cette année une grande quantité de macrodéchets plastiques dérivant à la surface ou à faible profondeur. Ingérés par la faune marine, ils sont à l’origine d’une véritable hécatombe dont chaque année ce sont : « 1 Million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins qui meurent de nos déchets abandonnés », les premières victimes de cette pollution.

Fragmentés en microplastiques, ces macrodéchets poursuivent leur vie en tueurs invisibles.

Souvent de très grande taille, leur long séjour en mer arrache à leur structure originelle, de très nombreux petits fragments. Ceux-ci rejoindront le long cortège des microplastiques présents dans tous nos prélèvements, des côtes jusqu’à la haute mer. Ces fragments se diviseront eux même en particules de plus en plus petites, sans jamais atteindre le stade moléculaire propre aux corps dits biodégradables. Sur leur chemin ils seront ingérés par les oiseaux et les reptiles marins, les cétacés, et bien sûr par les poissons. Les dommages occasionnés seront de nature physique, se caractérisant par l’entrave partielle ou totale des voies digestives, affaiblissant la victime et la menant bien souvent à la mort.

Les microplastiques les plus voyants dans nos prélèvements apparaissent souvent de couleur blanche, noire, marron ou bleue. Mais la plupart des fragments présents dans nos chalutages sont constitués de films plastiques transparents, plus ou moins épais, parfois colonisés de vie. Ces fragments se confondent avec les organismes du plancton dit gélatineux, comme les siphonophores ou les méduses, base de la nourriture de nombreuses espèces de poissons, incapables d’en faire la distinction.

Dans le Pacifique Nord, 1 poisson sur 10 ingère du plastique, soit 24 000 tonnes de plastiques qui sont ingérés par les poissons chaque année dans cette zone.

Bien que l’impact de cette pollution invisible reste encore à définir en Méditerranée, les résultats de nos premières campagnes ont défini par endroit la présence de 50% de microplastiques pour 50% de plancton avec également la présence dans certaines zones comme au large de Nice, de 585 000 microplastiques au Km2. Cette situation nécessite de prendre très rapidement des mesures pour stopper l’hémorragie de ces déchets plastiques en mer avant d’en arriver à une situation irréversible.

En plein cœur du sanctuaire Pelagos, une matière inquiétante se trouve massée dans le collecteur du chalut Manta de l’expédition. Semblable à de la cire de bougie, elle apparait coagulée en centaines de balles blanches mélées au organismes du plancton. Plastique ou d’une autre nature, cela reste pour l’instant, un mystère. Déjà présente en 2013 dans la zone, la matière doit maintenant être analysée pour en connaître la nature et comprendre enfin si il s’agit là d’un rejet spécifique ou un phénomène particulier d’accumulation en surface. Le sanctuaire Pelagos est une aire protégée où les cétacés dont le rorqual commun évoluent en paix relative et profitent du plancton présent dans la zone pour se nourrir, malheureusement sans distinguer les polluants mêlés à leurs aliments favoris.

 Bruno-DumontetBruno Dumontet, Fondateur


Plus d’infos : www.expeditionmed.eu


Reportage La Provence / Reportage J.-L Courleux / Reportage France 3 / Reportage France Inter / Huffington_post / National Geographic / Go’Met


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